LA TORRA DEL PORTAL
ENTREE DE SAINT- HIPPOLYTE
L'entrée principale du village est une grande porte
gardée par une tour "la Torra del portal" .Cette porte
est donnée en gardiennage à une personnalité du
village, moyennant une redevance à la communauté.
Les ressources du gardien proviennent des "droits"
prélevées sur les personnes et marchandises entrant
dans le village.
Les restes de murailles anciennes que l'on peut
apercevoir rue Jean Jaurès, les fondations d'une
tour découverte au cours de travaux dans une cave
et les confrontants de cette tour cités dans de
nombreux actes notariés, permettent de situer l'entrée
principale de SAINT- HIPPOLYTE à côté du
presbytère actuel.
Le 13 décembre 1556, un contrat est signé chez
Pierre Fabre, Notaire par lequel la Torra del portal
est remise à DON ANTON DE RECAZENS, avec
l'accord de toute la population.
Celui-ci accepte cette tour avec toutes les redevances
et s'engage à payer les arriérés. Sa fonction consiste
à contrôler les entrées et sorties du village, personnes,
bétail, marchandises. Il encaisse aussi les "obligations"
payées par les étrangers souhaitant entrer au village.
Cet argent sert à financer les réparations des
murailles et de l'église.
La Torra del portal est souvent confiée aux
Hospitaliers, héritiers des TEMPLIERS et qui
possèdent de nombreux biens à SAINT- HIPPOLYTE.
TORRA D' EN GUISOT ET PORTALET
Un autre accés au village se fait par le Portalet,
à proximité du château. A quelques mètres, la tour
d'en Guisot regarde en direction de SALSES.


JEANNE DE VILAPLANE, épouse de FRANCOIS
D'OMS, de FOIX et BEARN, loge au château en
1665.
Cette famille est propriétaire de nombreuses terres
et troupeaux qu'elle donne en fermage.
La vieille bâtisse qui date des Rois D'ARAGON
(XIIème siecle), maintes fois demolie par les guerres
et restaurée à diverses époques, a su résister jusqu'à
nos jours.

1989.ANTOINE FERNANDES Collection :L.T.L
Façade du château avec son escalier en demi-cercle
menant à la salle d'armes au plafond en croisées
d'ogives.


La tour de guet du château, faisant pendant à la tour de Guisot.

1905.la place de la république
Les bancs sont des blocs de pierre autour des platanes.Au centre,
un lampadaire de bronze remplace le vieil ormeau planté en signe
de paix en 1660 au moment où le ROUSSILLON devient français.
En 1908 , 5 lampes électriques seront installées sur le pourtour de la
Derrière la place légérement à droite, on distingue une épicerie.
Jusqu'en 1888,ce bâtiment servait de "maison d'école de filles "
Plus tard, l'épicerie cédera la place à un magasin d'étoffes et de
confection.
A côté de l' épicerie la petite échoppe du barbier.
La place existe déjà en 1665 .A cette date JEANNE
de VILAPLANE ET FRANCOIS D' OMS approuvent
la vente d'un patus dans le fort de SAINT- HIPPOLYTE
par JEAN MOYSES horticulteur, à CHRISTOPHE
GIRAL.
L'acte notarié précise que ce patus va du Portalet à
la tour d 'en Guisot,vers la place.
Cette place a probablement été construite après
l' incendie de SAINT- HIPPOLYTE en 1643, sur les
décombres des murailles qui ne seront plus reconstruites
à partir de cette date.
En 1604 commencent les comptes de l'hôpital de
SAINT- HIPPOLYTE. Le bâtiment se situe
probablement proche de l'église et de la Torra del
portal.
Ses revenus proviennent de deux pièces de terre,
l'une aux ACHAUX, l' autre à l' AMOLIAGUE
qui sont données en fermage et rapportent cinq
mesures de blé.
L' hôpital est uni à l'ordre de SAINT- LAZARE le 26
septembre 1682, ainsi que les hôpitaux des villages
voisins ( CLAIRA, PIA, SAINT- LAURENT, TOREILLES).
Il convient à ce sujet de lever une confusion:
SAINT - HIPPOLYTE n'a jamais eu dans ses murs
de "Lazaret"(lèproserie)
Ce terme moyen-âgeux provient des Hôspitaliers de
l'Ordre de SAINT-LAZARE, ordre religieux et
militaire, qui avait pour mission de soigner les lépreux
au XVI ème siècle.
Or, l'ordre de SAINT - LAZARE dont il est question
en 1682 fut fondé en 1625 par SAINT VINCENT DE
PAUL et appelé ainsi parce qu'il fut établi dans une
maison ayant appartenu à l 'ordre cité plus haut.
Un document de 1686 nous apprend que les lépreux,
mendiants, orphelins et enfants de familles pauvres
de SAINT HIPPOLYTE sont soignés et hébergés dans
divers hopitaux de PERPIGNAN.
LE CIMETIERE SAINT-MICHEL

1910. La place ST MICHEL
collection RENE AUBERT
vers 1870, ce lieu est le cimetière de saint-hippolyte. En 1889, ce
cimetière est transformé en place publique, baptisée ST MICHEL
du nom de la chapelle qui s'y dressait.Le 13 novembre 1889, a lieu
la translation des ossements de l'ancien au nouveau cimetière avec
grandes pompes religieuses.
A l'ouest du village, le cimetière SAINT-MICHEL,
"place ST MICHEL aujourd'hui", est propriété de
l'église. La chapelle située au coeur du cimetière est
fondéé en 1441 par le Chevalier BERNARD du PUIG.
En 1568 le curé PLANYES baptise la cloche de cette
chapelle.
Destinée au culte de l'ARCHANGE et aux cérémonies
funéraires, ce bâtiment servait aussi de lieu de réunion
aux hommes du village qui venaient y débattre des
problèmes de la communauté.
chapelle ST-MICHEL
Collection LOUIS ANDREU
Les oliviers autour de la chapelle, sont donnés en
fermage en 1689 à JACQUES ALADERN qui
s'engage à les travailler à ses frais deux fois par an.
Le fermier est également chargé de l'entretien de
l'oliveda de GARRIUS, propriété de l'église de
SAINT-HIPPOLYTE depuis 1662.

Extrait d' écrit de RENE AUBERT
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